INTERNET A ORCET. Compte-rendu sommaire de la réunion avec France Télécom/Orange. Février 2010

 

Suite à l'article paru dans un précédent Inf'Orcet et aux réponses envoyées par les Orcétois (35) nous avons reçu en mairie, M. G.Auriel directeur  régional des relations avec les collectivités locales Auvergne, pour lui faire part du mécontentement de nombreux  Orcétois et obtenir des explications sur la réception Internet dans la Commune. Il y a de plus en plus de gens qui utilisent Internet pour leur travail et le débit de 512 Kbs, dont les autorités se plaisent à souligner le présence sur tout le territoire du Puy de Dôme, est devenu insuffisant, notamment à la Mairie où le travail administratif imposé par les autorités de tutelle nécessite des liaisons quasiment permanentes par Internet (gestion des listes électorales, cadastre, comptabilité, délibérations et liaisons diverses avec la préfecture, correspondances et mailing intensif…)

M.Auriel explique : Le débit par ligne dépend notamment de la longueur de la ligne. Plus elle est courte, meilleur est le débit. Pour Orcet, la commune dépend :

1/ Des  lignes raccordées au répartiteur du Cendre.

2/ Des lignes raccordées au répartiteur de Cournon.

Le débit est bien supérieur pour les abonnés raccordés sur le répartiteur  du Cendre (Très au delà de 1000Kbps alors que sur Cournon on plafonne généralement autour de 512kbps).

A la question : Ne serait-il pas possible d’améliorer le débit de la ligne de Cournon ?, M. AURIEL répond que d’un aspect technique France Telecom est en mesure de remédier à ce problème, mais d’un point de vue réglementaire il ne le peut pas. France Télécom a proposé à L’ARCEP (autorité de régulation des communications électroniques et postales) des solutions de montée en débit. Celle-ci a lancé une consultation pour que chaque fournisseur ait les mêmes conditions d’accès. Si France Telecom installait un site ADSL plus prêt le coût serait à supporter équitablement par tous les fournisseurs d'accès, ce dont ils ne veulent pas entendre parler pour le moment. Cette négociation risque de prendre un certain temps donc il ne devrait pas y avoir de mieux avant 1an et demi au minimum. Pour plus de renseignements, la commune peut se connecter sur le site de l’ARCEP.

Il est confirmé que les commutateurs du Cendre et Cournon sont en dégroupage total. Ce qui suppose que tous les fournisseurs d'accès peuvent s'installer (SFR , Free, Alice, etc.)

Pourquoi ne pas détourner le câble allant à Cournon sur le répartiteur du Cendre. M. Auriel souligne qu’il faudrait faire une étude d’ingénierie mais qu’en tout état de cause cela relève des contraintes réglementaires dont on espère qu’elles seront levées dans un proche avenir.

Pour les PME et les mairies, Orange peut proposer du SDSL (Symmetric Digital Subscriber Line), où les débits sont identiques en montant et en descendant. Ce service coûte environ 280 €/ mois pour du 1Mega symétrique. Ce surcoût pourrait être compensé par l'intégration du téléphone, c'est une solution à étudier.

La mairie exprime le sentiment d’injustice d’une partie de la population qui n’a pas le même service pour un coût identique et remet à M. AURIEL une liste des coordonnées de 35 usagers mécontents. Les abonnés d’ORANGE seront contactés pour évaluer leur insatisfaction.

En ce qui concerne la mairie, M. Auriel demandera à un agent commercial de prendre contact rapidement.

                                                                                                                                       


                                                                                       

Ci-dessous en confirmation de la réunion avec M.Auriel, un article paru dans le Journal du net du Vendredi 8 janvier 2010, 17h27

L'Autorité de la concurrence a mis son veto à un projet de France Télécom visant à améliorer le débit ADSL de 3,8 millions de foyers. Elle craint que ce projet ne se fasse au détriment de la fibre et de la concurrence.
L'Autorité de la concurrence s'oppose au projet de France Télécom d'augmenter les débits des lignes ADSL de plusieurs millions d'abonnés dont le débit est limité à 512kbits/s. Dans un avis daté du 22 décembre et publié discrètement sur son site Internet, l'Autorité explique que "les projets de montée en débit […] doivent être réservés à des situations exceptionnelles".
Si les français concernés risquent de grincer des dents, l'Autorité de la concurrence veut ainsi pousser France télécom à déployer la fibre, plutôt que de développer son réseau ADSL dans les zones peu denses, et ainsi réserver la fibre aux zones les plus urbanisées. Autre facteur bloquant : pour améliorer les débits sur le réseau cuivre, France Télécom propose de construire de nouveaux centraux téléphoniques, plus près des abonnés, réduisant ainsi la perte de débit dû à la trop grande distance entre la ligne de l'abonné et le central.
Cependant, si les opérateurs alternatifs ne décidaient pas d'investir pour équiper ces nouveaux centres, leurs abonnés pourraient perdre le bénéfice du dégroupage. Une situation qui tournerait donc au profit de France Télécom et lui donnerait une main mise totale sur les 3,8 millions de foyers concernés. Pour le gendarme de la concurrence, "le recul du dégroupage constituerait donc une régression à la fois dans l'intensité concurrentielle et dans la capacité des acteurs à innover".

 

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