Retour à "Les Aragonnès"

Notes pour servir à l'histoire d'Orcet

LES SEIGNEURS D'ORCET
Source:  Dictionnaire des Fiefs de la Basse-Auvergne, Tome II, 1943, par le Comte de REMACLE.
ORCET : chef-lieu, Puy-de-Dôme. - Fief.

- B. d’Orcet, damoiseau, passe une vente, en 1255, avec le Chapitre de la Cathédrale de Clermont (A.D., Chap. Cath. Arm. 12, sac M, cote 2).
-  Robert d’Orcet, damoiseau, seigneur du dit lieu, vivant en 1272.
-  Passe à son fils, Godefroy d’Orcet, damoiseau, seigneur du dit lieu, qui, l’an 1297, vend à Robert, Comte d’Auvergne et de Boulogne, 5 livres de rente annuelle sur la leyde de Maringues (Bibl. Clt Ms. 826).
- Pierre d’Orcet, seigneur du dit lieu, chanoine d’Ennezat, rend hommage à l’évêque de Clermont, le samedi fête de sainte Catherine  1357 (A.D., Evêché, l. 26, c. 300).
- Simon d’Orcet, damoiseau, fils de feu Richard, était vassal de la baronnie d’Olliergues, à la date du 16-2-1396.
-  Jean de Blancfossé, chevalier, seigneur d’Orcet, vend, le 11-5-1417, au Chapitre de Notre-Dame du Port, à Clermont, 40 sous de rente, à cause d’une vicairie fondée dans la dite église par feu Pierre de Frédeville, chevalier (A.D., Chap. N .-D. du Port, vicairies, t. II).
-  Passe à son fils, Gilbert de Blancfossé, chevalier, seigneur d’Orcet, qui, encore mineur et sous la tutelle d’Amblard de Cisternes, chevalier, rend hommage, en 1426, pour le château et la seigneurie d’Orcet (N. féod., p. 118); il avait épousé Anne de Blanchefort, qui était veuve de lui en 1475.
- Passe à leur fils, Jean II de Blancfossé, chevalier, seigneur d’Orcet, qui, le 4-7-1491, fait une cession de droits, à religieuse personne frère Gaspard de Pierregourde, seigneur de Cournon et du Cendre ; il avait épousé Louise de Marsilhat et vivait encore en 1508 (A.D., Ursulines de Clt, liasse 2, c. 16).
-  Passe à Guillaume II de Rochefort, chevalier, seigneur d’Ally et d’Orcet, marié le 13-5-1517, à Jeanne de Montmorin.
-  Passe à leur fils, Pierre de Rochefort, chevalier, seigneur d’Ally et d’Orcet, marié le 21-10-1545, avec Gilberte de La Queuille (A.D., série E, Chauvigny, l. 2, c. 3).
-  Passe au fils de ceux-ci, Aymard de Rochefort, chevalier, seigneur d’Orcet, marié le 9-5-1612, avec Gabrielle de La Barge (I .R. 103, f. 289) ; il n’en eut pas d’enfant. Par acte reçu Devincembourg, notaire, le 16-1-1616, il lui fit donation de la terre d’Orcet, ce qui fit passer ce fief à Gilbert de Rivoire, marquis du Palais, fils du 1er lit de la dite Gabrielle de La Barge (I.R. 112, f. 39).
Celui-ci se maria 2 fois :
1°  le 16-9-1617, avec Isabeau de Ligondès (I.R. 112, f. 132) ;
2°  le 20-1-1620, avec Gilberte de Montboissier - Beaufort - Canillac (I.R. 116, f. 347 v.).
-  Il laissa du 2° lit Gilbert II de Rivoire, chevalier, marquis du Palais, seigneur d’Orcet, mort le 6-12-1693, marié le 3-5-1660, avec Françoise de La Tour d’Auvergne (I.R. 148, f. 170 v.).
-  Passe à leur fils, Gilbert-François de Rivoire, chevalier, marquis du Palais, seigneur d’Orcet, lequel  vendit, en 1713, la terre et seigneurie d'Orcet à Antoine-Joseph Aragonnès, écuyer, seigneur  de Laval, marié, vers 1700, avec Sabine Déarsis ; celui-ci en rendit hommage en 1716 (N. féod., p. 125) et mourut au château d’Orcet, le 20-7-1734.
-  Passe à son fils, Antoine-Xavier-Durand Aragonnès de Laval, écuyer, baron d’Orcet, capitaine des galères du roi, marié le 6-4-1748, avec Madeleine de Ribeyre.
-  Passe à leur fils, Antoine-Claude-Xavier Aragonnès d’Orcet, chevalier, baron d’Orcet, mousquetaire noir de la garde du roi, marié le 7-2-1773, avec Marie Rochette. Il émigra pendant la Révolution ;  sa femme, restée en Auvergne, afin de sauver les biens de son mari, demanda le divorce, qui lui fut accordé, pour cause d’émigration de celui-ci, le 19-5-1794.
Elle racheta, le 27-10-1796, ses propriétés confisquées comme biens nationaux, moyennant 153.330 francs.

 

QUELQUES PISTES SUR LES ORIGINES DES ARAGONNES

Les Aragonnès venaient-t-ils de Navarre ? Les actes trouvés dans le classement 2E0204 des archives départementales ne permettent pas de trancher. Aragonnès est souvent écrit Aragonnez, mais ce n'est pas une indication suffisante à une époque où l'orthographe n'était pas encore stabilisée.

Que se passe-t-il en France à cette époque? Georges Duby, dans son "Histoire de la France" fait à peu près cette description:

C'est la fin de la guerre de cent ans. Vers 1480, commence la renaissance économique. La richesse se concentre entre les mains de familles bourgeoises pendant trois générations successives, chacune renchérissant sur la précédente (Ce sont les contemporains de Jacques Cœur 1395/1456...). Dans le cas le plus courant, ces familles ont entre leurs mains les affaires les plus diverses : négoce par mer et par terre, fermes des rentes publiques ou privées, prêts, propriétés foncières…Ensuite elles mettent  la main sur les institutions municipales en peuplant conseil et offices, puis en faveur de leurs enfants elles achètent les offices royaux et les bénéfices ecclésiastiques.

L'essor des institutions monarchiques et les besoins financiers de la couronne provoquent vers 1520 une inflation considérable de la société judiciaire et du nombre des officiers qui deviennent de plus en plus propriétaires de leurs charges. Beaucoup de riches marchands aspirent aux offices. D'autre part les plus fortunés des hommes d'affaires et des officiers aspirent à la noblesse. Ils achètent fiefs et seigneuries et s'unissent par mariage à la noblesse d'épées….

Et en Navarre..? Parallèlement, en 1425, l'Aragon est uni à la Navarre qui s'étend de part et d'autres des Pyrénées. Ces deux royaumes retournent sous l'influence française des comtes de Foix (1479) puis des Albrets (1484) jusqu'en 1512 où Ferdinand le Catholique leur arrache la partie péninsulaire. Le reste ou Basse Navarre reste aux Albrets. Henri de Navarre accède au trône de France sous le nom de Henri IV en 1589 et prend le titre de roi de France et de Navarre….L'immigration étrangère se développe à partir de 1480 suite à la suppression du droit d'aubaine[1] et l'octroi de lettres de nationalité. Par exemple les Castillans sont nombreux à Bordeaux, Nantes et Rouen............

Le décor est planté. On peut imaginer que des marchands aventureux et entreprenants, venus d'Aragon ou de Navarre, s'implantent en Auvergne vers 1480/1500 pour faire du commerce, notamment avec leur pays d'origine, et s'enrichissent au point d'acheter d'abord de gros domaines et ensuite des charges[2] et titres divers, puis se couvrent de gloire au service du roi de France et soient anoblis…......

Mais bien sûr, ce sont des spéculations également aventureuses…...................

Autre piste à explorer : Le fils de Saint Louis, qui devint plus tard Philippe III le Hardi, épousa à Clermont le 28 mai 1262, en l'église Notre-Dame (la cathédrale[3] actuelle), Isabelle d'Aragon qui bien sûr venait d'Aragon. Généralement dans un mariage de ce type, la promise était accompagnée d'un certain nombre de ses sujets, (courtisans et serviteurs). Les Aragonnès ne se seraient-ils pas implantés dans la région à cette occasion?

 

[1] Droit par lequel la succession d'un étranger non naturalisé était attribuée au souverain

 [2] La charge de lieutenant-criminel en l'élection de Clermont fut crée en 1633. Elle fut adjugée au prix de 17000 livres à Gilbert Aragonnès (c'est la branche clermontoise) qui l'exerçait encore en 1648 et qui fut remplacé, en 1684, par Gilbert Aragonnès, son fils, lequel en était encore pourvu en 1724. Jacques Aragonnès, fils de Gilbert qui précède, était lieutenant criminel en l'élection en 1730.

[3] Les vitraux marqués de fleurs de lis et de tours de Castille immortalise ce jour.

 

 

LES DERNIERS ARAGONNES

ARAGONNES D'ORCET - GILBERT- PAUL, né à Clermont-Ferrand, le 3 novembre 1762, dans l'hôtel de sa famille, situé en la rue B. Pascal, fils d'Antoine-Xavier-Durand Aragonnès de Laval, chevalier, baron d'Orcet, seigneur de Durtol, chevalier de Saint-Louis, capitaine des galères du roi, et de dame Magdeleine de Ribeyre, annonça, dès l'enfance, son goût pour la vocation ecclésiastique, vers laquelle il était attiré par l'exemple de son grand-oncle Paul de Ribeyre, l'une des illustrations du clergé de l'Auvergne, dont nous donnons la biographie. Il perdit son père de bonne heure. Elevé sous les yeux de sa mère, il se disposa au sacerdoce par une jeunesse d'une pureté exemplaire et fit ses études théologiques au grand-séminaire de Saint-Sulpice à Paris. Après avoir reçu la prêtrise et pris tous ses grades à la Sorbonne, il fut attaché à la petite communauté de Saint-Sulpice; il Y vit arriver les premiers orages de la Révolution. Le curé de Saint-Sulpice protesta par un refus solennel de serment contre la constitution civile du clergé; dans cet acte courageux, il fut assisté par le jeune abbé d'Orcet qui se tint à ses côtés dans la chaire. Obligé de fuir, il se réfugia chez sa mère, au château de Durtol, pendant quelque temps, se cachant avec son frère, chanoine de la cathédrale de Clermont, dans une grotte de la montagne voisine. Découvert dans sa retraite, il fut arrêté, condamné à la déportation et conduit sur les pontons de Rochefort. D'affreuses maladies se déclarèrent parmi les confesseurs de la foi; on dut les déverser en masse dans les hôpitaux. L'abbé d'Orcet fut transféré à l'hôpital de Bordeaux où il trouva son cousin l'abbé Aragonnès de Laval. Rendu à la liberté le 9 thermidor, il arriva chez sa mère, brisé par la souffrance; cette dernière, qui venait de sortir de réclusion, était atteinte d'un mal incurable et mourut quelque temps après; ce fut lui qui reçut sa confession et lui administra les derniers sacrements. En 1798, ses frères, qui étaient au service, revinrent de l'émigration; deux y avaient péri: l'un à l'armée de Condé, l'autre à Quiberon. Au rétablissement du culte, un ami influent de sa famille, dans l'espoir de lui être agréable, fit ériger en paroisse le hameau de Durtol, au préjudice d'une église de Clermont, et y fit nommer curé l'abbé d'Orcet; il en fut vivement contrarié; Mgr de Dampierre, nouvel évêque de Clermont, ayant été blessé de cette mesure qui portait le désordre dans ses plans d'organisation du diocèse. En 1821, un événement fortuit le sortit de son obscure position. Mme la duchesse de Berry, se rendant aux bains du Mont-Dore, traversa le territoire de Durtol. Elle fut complimentée par le curé qui l'attendait sur sa route, à la tête de son petit troupeau. Les hommages modestes, mais remplis de tact, de l'abbé d'Orcet, frappèrent l'attention de cette princesse, qui s'informa aussitôt du curé du village et de sa famille. A son retour à Paris, elle le recommanda au grand aumônier. Une place de chanoine, à la nomination du roi, vint à vaquer à Clermont; elle fut donnée à M. d'Orcet. Mgr de Dampierre le désigna aussitôt pour son grand-vicaire honoraire. Le 26 juillet 1823, il fut nommé à l'évêché de Langres. De grands travaux de réédification attendaient le nouvel évêque; tout était à reconstruire dans ce diocèse : Mgr d'Orcet s'occupa de tout. Il eut beaucoup à lutter pour diverses améliorations; mais, sous un dehors d'une grande douceur et même de timidité, il cachait une force inébranlable pour tout ce qui tenait à son devoir. Il s'attacha bientôt tout le monde par l'affabilité de ses manières et surtout le cœur des mères par les soins qu'il accordait à leurs enfants. Lors de la guerre des libéraux, qui s'engagea contre l'Eglise et la monarchie traditionnelle et héréditaire, sous la Restauration, Mgr d'Orcet protesta, l'un des premiers, avec les évêques français, et cela à deux reprises. Le roi Louis-Philippe traversa, en 1832, la ville de Langres, il fut harangué par Mgr d'Orcet, qui lui parla le langage de l'Ecriture. L'abbé de Lamennais profita de ce discours, dans son journal l'Avenir, pour essayer d'attirer à lui ce noble caractère; mais l'évêque resta à l'écart. Il s'appliquait en tout ce conseil qu'il aimait à répéter: Oportet amare nesciri. Le jour de la Pentecôte, en 1832, il fut frappé d'apoplexie à l'autel, pendant la messe; il avait souvent dit qu'il désirait mourir sur le terrain du combat; il s'éteignit le 20 juin de la même année. Sa mort fut un deuil universel; la garde nationale de Langres voulut porter son cercueil. Son corps fut enterré dans la cathédrale de Langres. 

 

ARAGONNES D'ORCET - LOUISE-ANTOINETTE-CÉLINA -, née à Orcet le 1er février 1809, fille de M. le vicomte Aragonnès d'Orcet, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint- Louis, et de Mlle de Ligondès, fut élevée dans l'abbaye aux Bois où ses parents lui avaient obtenu une bourse à l'âge de neuf ans; ce fut là qu'elle apprit les éléments de la peinture à l'huile dont elle se fit plus tard un talent réel. Sa mère étant morte, en 1839, à la suite d'une cruelle maladie, ce fut pour elle un vide immense augmenté de celui de sa belle-sœur (Mie Athénaïs de Miramont), décédée peu après. A l'âge de quarante ans, Mlle d'Orcet sentit que le jour était venu de se donner à Dieu. Elle entra au couvent des Carmélites de Fourvières, au mois de juillet 1849; elle y prit le nom de Thérèse du Cœur de Marie. Bientôt après, elle y fut élue sous-prieure, ensuite prieure. Le diocèse de Westminster, en Angleterre, avait alors pour archevêque le cardinal Wisseman qui désirait vivement y appeler les Carmélites. Le célèbre Père Herman qui était près de lui et qui, déjà, avait fondé un couvent de Carmes, à Londres, lui indiqua la Mère Thérèse du cœur  de Marie pour conduire cette difficile entreprise. Celle-ci partit donc pour l'Angleterre en 1865, avec trois de ses sœurs, au moment où elle achevait, pour la seconde fois, la période du prieurat. Ces dames implantèrent ensuite le rosier du Carmel sur un terrain convenable, dans la paroisse de Fulham. au sud-ouest de Londres. En 1875, dix ans après son départ de France, et après avoir été prieure de son monastère pendant six ans elle se sentit atteinte du mal qui devait l'enlever. Elle mourut au mois de septembre de la dite année, laissant de grands regrets et un souvenir impérissable. 

 

 

VICOMTE XAVIER HERCULE ARAGONNES D'ORCET (1803-1892)

On sait peu de chose sur sa vie mis à part qu'il était un fervent partisan de la survivance du fils de Louis XVI (l'enfant du temple).

Cet ancien magistrat, qui démissionna en 1830, se passionna pour l'affaire Louis XVII. Descendant d'une très vieille famille de la noblesse française, il eut le temps et l'argent pour enquêter. En 1832, il passa plusieurs mois en Écosse auprès des exilés d'Holyrood (Charles X, le duc de Bordeaux, Madame la Dauphine,...) et donc put approfondir son  enquête.

Le marquis  Eugène de Montmorency , "survivantiste" (partisan de la survivance du dauphin) lui aussi, fut un de ses grands amis. Il est évident que les Bourbons  en exil connaissaient l'existence de Louis XVII.

Le vicomte Xavier d'Orcet fut très lié également avec le vicomte Sosthènes de la Rochefoucauld, qui le cite sous le nom de baron X....dans ses mémoires.

Il connut le marquis de Nicolay, le marquis Pacca (ancien gouverneur de Rome), Mme Atkins et beaucoup d'autres acteurs de l'affaire.

Enfin, quelques années avant sa mort,  il communiqua à Edouard Le Normant des Varannes de nombreux documents, dont ce dernier fit un très grand livre. Malheureusement, le château des Aragonnès fut vendu  par les descendants et les archives personnelles sur l'affaire Louis XVII  disparurent. On  peut penser qu'elles sont aujourd'hui à Rome.

Le Vicomte d'Orcet est un homme-clef dans l'affaire Louis XVII. Sa longue lettre  du 25 août 1889 à Edouard Le Normant des Varannes exprime sa conviction que le fils de Louis XVI fut exfiltré de sa prison du Temple et survécu sous plusieurs identités dont la dernière "le Baron de Richemont" (1785-1853) qui se serait marié à une princesse portugaise et aurait eu un fils. Pour plus de détails lire le livre " LOUIS XVII OU LE SECRET DU ROI ", de Michel Wartelle, qui vient d'être réédité aux éditions Louise Courteau, St-Zénon, Québec Canada http://www.louisecourteau.com. On peut se le procurer en France à D.G.DIFFUSION Livres - ZI de Bogues - 31750 Escalquens  http://www.dgdiffusion.com au prix de 23€ . On peut également le lire à la bibliothèque municipale d'Orcet.

 

VICOMTE GASPARD-MARIE-STANISLAS-XAVIER ARAGONNES D'ORCET (1835-1900)

Il naquit le 12 mars 1835, au château de Paulhac, près de Brioude, dans la Haule-Loire, chez sa grand'mère maternelle, Mme de Miramont. Il descendait d'une vieille famille d'Auvergne, qui fournit aux villes de Clermont et de Montferrand des élus, des échevins el des lieutenants criminels, et compte parmi ses membres des prélats éminents, d'illustres marins et de vaillants soldats. C'est en 1713 que les Aragonnès achetèrent la terre d'Orcet, où ils possédaient déjà des biens importants au commencement du XVI ème siècle, et prirent le titre de baron d'Orcet attaché à ce fief.

Il perd sa mère à l'âge de 6 ans.

Sa jeunesse est partagée entre Paulhac, Beaumont en Bourbonnais et Orcet.

De 1850 à 1852 il est élève au petit séminaire d'Iseure.

Il passe ensuite 2 ans dans une institution privée à Paris.

1855 entrée à Saint Cyr.

1857 nommé sous lieutenant au 1er carabinier il rejoint son régiment à Versailles.

1863 nommé lieutenant.

1869 nommé capitaine au 4° régiment de cuirassiers.

1870 bataille de Froeschwiller, bataille de Sedan fait prisonnier du13 septembre 1870 à avril 1871.

Prend part à la répression de la Commune.

Croix de la Légion d'honneur.

1881 lieutenant colonel au 4°Chasseur d'Afrique à Mascara Algérie.

1882 à la Manouba en Tunisie

1884 nommé colonel au11° dragon à Tarascon.

1890 nommé général de brigade commandant de la cavalerie du 14° corps à Valence

20 juin 1891 épouse Anne de Soultrait.

Termine sa carrière à Lyon se retire à Retz dans la Nièvre en 1897.

Mort à Rome le 18 mai 1900, sans postérité.

Une rue du village d'Orcet porte son nom.

On peut lire sa biographie écrite par L. Le Pelletier d'Aunay sous le titre "FROESCHWILLER SEDAN ET LA COMMUNE (Lettre et souvenirs du Général Vicomte Aragonnès d'Orcet) 1910 à la bibliothèque municipale d'Orcet.

 

Comme indiqué ci-dessus le Général d'Orcet est mort sans postérité. Son héritier fut son petit neveu (par les Miramont) le baron de Chillaz. Dans les années 1970, ce dernier, après avoir récupéré les archives familiales, vendit le château ancestral. Une partie fut achetée par la commune d'Orcet et abrite sous le nom "La Maison des Comtes" la bibliothèque municipale ainsi qu'une salle d'exposition. L'autre partie du château, la plus grande,  a été achetée avec son parc par un particulier.

Le cimetière d'Orcet abrite le tombeau des Aragonnès.

 

G.Fournioux

 

Haut de la page